C’est à cause de l’amortissement : imaginez un local éclairé par une lampe de 100 W de 14 à 16 heures. L’énergie thermique totale produite par la lampe sera donc de 2 x 100 W = 200 Wh. Placez-vous maintenant à 16 h 10, un peu après l’extinction de la lampe. La lampe est encore à une température nettement supérieure à la température ambiante, et continue à transmettre une certaine énergie thermique au local. Comme cette énergie est forcément prise sur les 200 Wh produits entre 14 et 16 heures, on en déduit que les apports moyens durant la période d’éclairage sont inférieurs à la puissance nominale de la lampe. 

C’est précisément l’objet de la méthode RTS de modéliser les retards dus d’une part à la conduction à travers les parois et d’autre part à la transformation des rayonnements infrarouges en réchauffement de l’air.  Le vecteur RTS est déterminé par l’inertie, le taux de vitrages et la nature du revêtement de sol.