Le référentiel E+C- prevoit-il une valorisation des énergies dites vertes (gaz vert, électricité verte) pour le calcul environnemental ?


Non, il n'y pas de valorisation, à quelque niveau que ce soit (énergie ou carbone) des énergies de ce type.

Les données utilisées pour la mise à disposition d'un kWh de gaz ou d'électricité sont conventionnelles et définies par les pouvoirs publics. Elles sont identiques pour tout le monde, sur toute la France, quel que soit le fournisseur.


Ces valeurs sont calculées en fonction du mode de production, et/ou de la provenance de ces énergies, en moyenne sur le territoire français.

Ces appellations d'énergies «vertes» se rapportent à l'approvisionnement du fournisseur et pas à ce qui arrive chez le consommateur. En effet, le fournisseur injecte dans le réseau une énergie qu'il appelle verte, mais une fois dans le réseau, plus moyen de distinguer entre les molécules de gaz «vert» ou les électrons d'électricité «verte» arrivant chez le client final.

Enfin, au moment de l’étude E+C- (construction du bâtiment), il n’y a aucun moyen de s’assurer du type de contrat d’approvisionnement en énergie qui sera utilisé tout au long de la vie du bâtiment. Même si à un instant, il y a une volonté de souscrire à des offres vertes, rien ne garantit que ce choix sera pérennisé quelques années plus tard si le bâtiment est loué ou change de propriétaire.